> On en parle
Sceptiques ou responsables ?
Patrons français :
encore un effort pour penser « durable » ?
Une récente étude, conduite par un grand cabinet international auprès 7200 entreprises privées de 36 pays, permet de comparer l’évolution des mentalités selon les états.
53 % des chefs d’entreprises français se déclareraient défavorables à une politique de développement durable, si elle avait des effets négatifs sur les résultats. Comparé aux moyennes européennes (43%) ou mondiales (36%), les Français semblent donc plus réticents à faire des efforts.
Ces « sceptiques » ne seraient que 49% en Angleterre, 43% en Allemagne, à peine 20% en Grèce. Aux Etats-Unis, dont on pense souvent qu’ils « ont pris du retard » sur le mouvement mondial, le chiffre est également moins élevé : 46%.
Moins « éco-responsables » que les Français sont en revanche les dirigeants canadiens ( 55%), les Mexicains (60%), et les Danois (61%).
D’après Robin Edme, associé de Grant Thornton Ecodurable, le cabinet en charge de cette grande étude, les résultats démontrent que « toute politique de développement durable, pour être intégrée au cœur de la stratégie, doit faire la preuve de son impact sur la performance économique et financière de l’entreprise».
En somme, la révolution durable doit être considérée comme un « investissement » rentable à terme, et pas comme une charge supplémentaire. La balle ici, se trouve donc clairement dans les camps de tous les gouvernants de notre planète… sentiments renforcés par les récents propos du Secrétaire Général des Nations Unies (voir note suivante).
